La phytothérapie, késako ?

La phytothérapie est une médecine douce, souvent considérée comme une branche de la médecine allopathique. Dans les termes, phytothérapie vient des mots grecs « phyton » pour plante, et « therapeia » pour traitement. Il s’agit donc de se soigner par les plantes.

La phytothérapie est un savoir ancestral, en effet, les plantes sont utilisées depuis l’Antiquité pour soigner nos maux de tous les jours. Aujourd’hui, on combine les pratiques et les savoirs ancestraux aux progrès de la médecine moderne, ce qui a permis de faciliter l’accès à la phytothérapie, et d’ouvrir aux particuliers les portes de l’auto-médication.

Depuis quelques années, le marché de la phytothérapie se développe, et son utilisation se fait de plus en plus courante. Dans un certain nombre de domaines, la médecine conventionnelle a touché ses limites, et on réalise aujourd’hui les dégâts que peuvent provoquer certains traitements de synthèse sur l’organisme. 
Avec une lutte contre les produits non-naturels, et un véritable désir des consommateurs de connaître et de maîtriser la composition des produits qu’ils consomment, le marché de la phytothérapie s’est développé de manière exponentielle. Pour autant, il convient de respecter quelques bonnes pratiques.

Les origines de la phytothérapie

Les origines de la phytothérapie sont difficiles à identifier clairement, dans le sens où on ne la trouve pas que chez les humains, mais aussi chez les animaux. Il n’est pas rare de voir des espèces allant de l’insecte au singe, ayant appris à reconnaître les plantes qui leur sont bénéfiques : pour se nourrir, pour soigner une blessure, pour soulager une irritation. Il est donc difficile d’estimer à quand remonte l’utilisation des plantes dans les soins de santé : ses origines sont probablement à chercher il y a plusieurs millions d’années, chez les animaux, dont nous avons simplement pris le relais.

Dans la civilisation humaine, on trouve les premières traces de documents évoquant la phytothérapie en Egypte, vers – 1500 avant J-C. Ce savoir s’est visiblement diffusé, et on trouve des ouvrages très poussés sur le sujet dès la Grèce Antique. Au Moyen-âge, l’influence des médecines arabes et gréco-latine vient encore agrémenter les ouvrages déjà établis. Malgré tout, les progrès avancent lentement, avec une transmission principalement orale. 
C’est à l’invention de l’imprimerie, avec les premiers herbiers illustrés, que la phytothérapie commence à se préciser et à se répandre : elle devient accessible aux personnes lettrées. Les modes de transport évoluant également, on incorpore aux herbiers de plus en plus de plantes venant de contrées lointaines : on ajoute par exemple le café et le thé aux herbiers.

Au XIXe siècle, les progrès en médecine permettent de préciser les effets des plantes sur l’organisme. On apprend à extraire les principes actifs des plantes, à les comprendre, à les doser, parfois même, à les modifier pour limiter les effets secondaires possibles. C’est à cette époque qu’on commence à développer l’aromathérapie par exemple, qui est considérée comme une branche de la phytothérapie : on n’utilise pas les plantes à proprement parler, mais uniquement leur principe actif sous forme d’huile essentielle.

Aujourd’hui, on estime qu’il y a 500 000 variétés de végétaux sur Terre, dont la moitié est déjà répertoriée. L’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) a publié une liste de 22 000 espèces, utilisées couramment dans la médecine traditionnelle. En soi, il y a donc un énorme potentiel pour tirer partie de la phytothérapie, mais il y a encore très peu de recherches effectuées sur les plantes et leurs bienfaits possibles pour l’organisme.

 

La phytothérapie dans la pratique

Sous quelles formes se présente la phytothérapie ?

La phytothérapie se trouve sous de nombreuses formes : en tisane, en poudre, en gélules, en complément alimentaire. Chez les Laboratoires Phytoceutic, nous nous engageons à vous proposer des produits de qualité, tirant le meilleur parti des plantes, pour soigner vos maux du quotidien. Ainsi, nous privilégions le format complément alimentaire, pour vous permettre une prise et un dosage facile, sans risque d’erreur sur la posologie. Les compléments alimentaires permettent ainsi d’effectuer des cures de deux mois, deux à trois fois dans l’année, sans changer pour autant votre régime alimentaire.

Bien sûr, vous pouvez également utiliser les produits de phytothérapie en tisane, à condition de bien doser les plantes que vous faites infuser et de ne pas en prendre en excès. De même, si vous utilisez des plantes ou extraits de plante en poudre : pesez bien les proportions avant de les mélanger à votre repas ou à votre boisson, pour être sur de ne pas vous tromper.

 

La phytothérapie est-elle sans risque ?

La phytothérapie consiste à faire appel aux plantes pour se soigner avec des produits naturels. Cependant, naturel ne veut pas dire sans danger. Certaines plantes présentent des principes actifs très puissants, dont la prise demande à être encadrée. Avant d’entamer une cure de phytothérapie, prenez le temps de vous renseigner sur la plante qui vous intéresse et de demander conseil auprès de votre pharmacien.

Si vous avez déjà un traitement en cours, qu’il soit ponctuel, ou pour une maladie chronique, il faut impérativement demander au pharmacien ou à votre médecin traitant s’il n’y a pas de risque. En effet, le principal danger avec la phytothérapie, c’est l’interaction qui peut avoir lieu entre les médicaments de synthèse et les plantes utilisées. Les plantes peuvent tout à fait s’entendre avec des médicaments et venir compléter un traitement conventionnel, mais il faut toujours s’en assurer avant de commencer une cure.  

Bien sûr, une cure de phytothérapie doit être effectuée en parallèle d’une alimentation variée et il faut toujours respecter la posologie indiquée, selon le dosage. Bien que l’automédication puisse parfois éviter des visites chez le médecin et être très efficace, il ne faut pas jouer avec le feu.

 

Quels maux peut-on soigner avec la phytothérapie ?

Si on considère la phytothérapie dans son ensemble avec toutes les variétés de plantes utilisées, on peut soigner de nombreux maux. Par exemple, la phytothérapie est très utilisée pour lutter contre le stress et les troubles du sommeil avec des plantes comme le millepertuis, ou la camomille. On trouve aussi de nombreux compléments alimentaires pour soigner l’acné, le teint terne ou la peau fatiguée, comme la bardane, la levure de bière, ou l’huile d’onagre. La phytothérapie est aussi très utile pour soulager des troubles comme l’arthrose, une mauvaise circulation sanguine, ou encore des problèmes de digestion. En bref, la phytothérapie peut répondre à beaucoup de problèmes.

Cependant, en cas de maladie chronique ou de virus, la phytothérapie ne peut traiter que le symptôme et rarement l’origine de votre mal. Si vous souffrez de problèmes de santé chroniques, il faut consulter un médecin pour trouver un traitement de fond, et éventuellement compléter avec des plantes. Certaines pathologies nécessitent effectivement des médicaments plus invasifs que la phytothérapie.

Enfin, si vous ne savez pas vers quelles plantes vous tourner, vous pouvez consulter notre site, où les plantes sont répertoriées en fonction des besoins auxquels elles répondent. En cas de doute, consulter votre pharmacien.